Dangers du téléphone portable
Les effets biologiques liés à l'exposition aux champs électromagnétiques
Un grand risque de cancer du cerveau pour les adolescents
Électrosensibles, une « vraie maladie »
Une loi pour limiter l’exposition aux ondes électromagnétiques
Les effets biologiques2 sont clairement établis et se produisent à des niveaux très bas d’exposition aux champs électromagnétiques et au rayonnement radiofréquence. Les effets biologiques peuvent se produire dans les premières minutes à des niveaux associés à l’utilisation de téléphone cellulaire et sans fil. Les effets biologiques peuvent également se produire à partir de quelques minutes d’exposition à des mâts de téléphones portables (tours cellulaires), WI-FI, et des compteurs « intelligents » sans fil qui produisent une exposition du corps entier. Une exposition au niveau de la station de base chronique peut entraîner une maladie.
Dans un article publié le 15/10/2013 par trancetvinfo, Belpomme : « Les champs magnétiques sont néfastes pour la santé »
Le cancérologue Dominique Belpomme ne partage pas les conclusions du rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) sur les ondes magnétiques remis mardi matin. Selon lui, une utilisation prolongée du téléphone portable aggrave les risques d’Alzheimer et de cancer du cerveau.

L’Anses a remis mardi matin son rapport sur le sujet des ondes magnétiques. L’agence estime que l’exposition aux ondes électromagnétiques – les téléphones portables – peut provoquer des modifications biologiques sur le corps, mais que les données scientifiques disponibles ne montrent pas d’effet avéré sur la santé.
Dominique Belpomme, lui, n’y va pas par quatre chemins. "Au plan international, il y a une idée forte et non remise en doute par les scientifiques qui travaillent de façon indépendante : les champs électromagnétiques sont néfastes pour la santé ", explique ce cancérologue, membre de l’ARTAC (Association de recherche thérapeutique anti-cancéreuse).
Selon lui, le rapport de l’Anses ne vaut rien.
« Les études ne se contredisent pas : certaines sont scientifiquement valables et d’autres ne le sont pas », explique-t-il dans une attaque non voilée envers l’Anses. « Le drame aujourd’hui c’est que nous sommes avec ces différents rapports des agences franco-françaises, et nous sommes dans un schéma qui n’est pas validé sur le plan scientifique international ».
« Ces rapports serviront de toute façon à enrichir les poubelles de l’Histoire. Ils n’ont aucun intérêt puisque le premier rapport de l’Anses disait tout simplement qu’il n’y avait aucun risque » (Dominique Belpomme)
Lors d’un rapport en 2009, l’Anses affirmait en effet avoir fait une synthèse de 226 études. À l’intérieur, 45 % affirmaient que les ondes avaient des effets biologiques, 55 % disaient que non.
Dominique Belpomme récuse complètement la thèse qu’il n’y ait pas d’effet avéré sur la santé. « Nous savons pertinemment que les champs électromagnétiques lorsque utilisés de façon prolongée et intensive génèrent des maladies d’Alzheimer chez des sujets âgés mais aussi des sujets jeunes, et y compris chez certains adolescents », explique-t-il. Avant d’enchaîner sur le cancer du cerveau : « C’est l’étude Interphone qui le dit : si vous avez moins de 20 ans et que vous utilisez un téléphone portable plus d’une heure par jour pendant 5 à 10 ans, vous avez un risque multiplié par 5 de tumeur au cerveau ».
« Nous autres citoyens, nous allons avoir une facture à payer, financière mais également une facture humanitaire » (Dominique Belpomme)
Selon le magazine pure-sante, Dominique Belpomme évoquait récemment le cas d’un adolescent ayant développé les symptômes de la maladie d’Alzheimer après avoir laissé son téléphone mobile en veille pendant six mois sous son oreiller !
Pour le scientifique, il est grand temps que les pouvoirs publics se saisissent du problème. « On est face à un vrai problème de santé publique qui par le fait qu’il est mondialisé finira un jour faire que nous autres citoyens nous aurons une facture à payer, la société une facture financière mais également une facture humanitaire ».
Dominique Belpomme met notamment l’accent sur un point important : les électrosensibles. Selon lui, il s’agit bien d’une maladie, contrairement à ce que peuvent dire certains. « Il s’agit de vrais malades avec des tests objectifs qui le disent », explique-t-il. Et il annonce que le pire est à venir : « Ces malades ne sont que la partie émergée de l’iceberg ».
Selon santé publique, les téléphones portables, le wi-fi, les téléphones DECT, les baby-phones émettent non stop des micro-ondes pulsées qui traversent la peau et les murs à la vitesse de la lumière, et ont pour cibles le système reproducteur (stérilité) et le système nerveux central (insomnie, maux de tête, troubles de la mémoire…).
Entre 1940 et 1990, la teneur en spermatozoïdes d’un millilitre de sperme a diminué de près de moitié (de 113 millions par millilitre en 1940 à 66 millions par millilitre en 1990). De plus, la quantité moyenne de liquide séminal a également diminué d’un cinquième : de 3,40 ml à 2,75 ml, ce qui, d’après les chercheurs qui se sont livrés à la méta-analyse de 61 études publiées entre 1938 et 1991, “indique une diminution de la production de sperme encore plus prononcée que le seul déclin de la densité du sperme.” (Carlsen 1992)3
En outre, l’incidence des cancers des testicules a été multipliée par trois ou quatre depuis 1940 et les anomalies congénitales sont devenues plus courantes, telles la cryptorchidie (absence des deux testicules dans les bourses, par suite de leur arrêt dans l’abdomen) et l’hypospadias (division de la paroi inférieure de l’urètre avec un orifice anormal situé à une distance variable de l’extrémité du gland). (Giwercman 1993)4
Selon les chercheurs : “La cause de l’accroissement marqué de la fréquence des anomalies testiculaires sur une période relativement courte peut être attribuée à des facteurs environnementaux plutôt que génétiques. Des facteurs étiologiques [causes] dotés d’effets adverses sur les gonades mâles [testicules] pourraient être suspectés d’une action prénatale. Cependant, des influences postnatales peuvent aussi avoir un effet délétère sur la fertilité masculine. Du point de vue de la reproduction, un impact accru sur les gonades humaines mâles est problématique.”
Le déclin de la fertilité masculine a été précisé par une autre équipe qui a réanalysé les données publiées en 1992 (Swan 1997)5 : il ne concerne en fait que les États-Unis, l’Europe et l’Australie. Les chercheurs ont ensuite inclus d’autres travaux publiés entre 1934 et 1996, soit un total de 101 études (Swan 2000)6. Cette nouvelle méta-analyse confirme les résultats précédents.
Quelles sont les causes de ce phénomène ? Les chercheurs incriminent des molécules chimiques présentes dans des produits tels que plastifiants, solvants, détergents qui “imitent et prennent la place des hormones en empêchant leur rôle, ou encore interfèrent avec leur production ou leur transport” [Cicolella 20057, p. 234 ; le concept de “perturbateur endocrinien” a été élaboré par Niels Skakkebaek, l’un des membres de l’équipe auteure de la première étude sur la diminution du nombre de spermatozoïdes (Carlsen 1992)8. Son explication est partagée par Richard Sharpe, qui a mis en évidence en 1986 la détérioration de la fertilité masculine par un pesticide, le DBCP, dibromochloropropane].
Les femmes ne sont pas épargnées. Selon la Fondation recherche médicale, qui a consacré plus de 500 000 euros à la fertilité en 2004 : “14 % des femmes en âge de procréer consultent pour infertilité9 !”
Au niveau européen, 15 % des couples sont d’ores et déjà stériles. (Belpomme 2004, p. 129)10
Dans ce contexte déjà morose, les utilisateurs de téléphone portable ont du souci à se faire.
Une étude a été présentée le 26 juin 2004 au congrès de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE), à Berlin. Le journal britannique The Independent UK y a consacré un article dès le 28 juin 2004 (“Cell phone use can reduce sperm count” : “L’usage du téléphone portable peut réduire le nombre de spermatozoïdes”)11.
Une équipe de chercheurs hongrois a mis en évidence, sur 221 hommes suivis pendant treize mois, des corrélations significatives entre la durée des communications effectuées avec un téléphone portable et la diminution de la motilité des spermatozoïdes, c’est-à-dire leur capacité à se mouvoir : 51,3 % de spermatozoïdes motiles chez les non-utilisateurs, contre 36,3 % chez les utilisateurs.
Plus ennuyeux : d’après les résultats de cette étude, le simple fait de garder le téléphone portable en veille sur soi toute la journée a eu pour effet de diminuer la concentration du sperme en spermatozoïdes de 83 millions par millilitre (moyenne des témoins non exposés continuellement à un téléphone portable) à 59 millions par millilitre (moyenne des utilisateurs gardant leur portable dans une poche de pantalon ou accroché à la ceinture).
Pour en avoir le cœur net, vous pouvez suivre le conseil du professeur Madeleine Bastide, qui a réalisé une expérience au cours de laquelle un téléphone portable était placé sur un plateau d’œufs de poules fécondées. La mortalité des embryons était de 60 % dans le lot exposé, contre 10 % pour les œufs placés dans les mêmes conditions, mais non exposés à un téléphone portable. (Bastide 2001)12
Publié le 10 février 2015 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)
Crèches et écoles, immeubles d’habitation, téléphonie mobile… La loi qui renforce l’encadrement de l’exposition aux ondes électromagnétiques a été publiée au Journal officiel du mardi 10 février 2015.
Wi-Fi, ondes électromagnétiques… La loi qui renforce l’encadrement de l’exposition aux ondes électromagnétiques a été publiée au Journal officiel du mardi 10 février 2015.13
Nous pouvons retenir que l’utilisation non contrôlée du téléphone mobile nuit gravement à la santé : risque de cancer, Alzheimer, stérilité… Il faut donc faire très attention à ces ondes électromagnétiques qui pourraient nous causer ces soucis ou d’autres qui ne sont pas connus pour l’instant.
1Traduction sommaire d’une conclusion extraite du site bioinitiative.
2Définition médicale : Effet des rayonnements ionisants sur les organismes vivants. Représente l’effort des organismes vivants de contrôler l’énergie qu’ils ont absorbé à la suite d’une interaction avec les radiations ionisantes. Les effets biologiques sont classés en stochastiques et déterministes, principalement en fonction de la zone dans laquelle agir. Les stochastiques sont liées à des altérations du matériel génétique du noyau des cellules qui survivent à l’action d’un rayonnement. Déterministes sont ceux qui surviennent à la suite de l’interaction avec le corps cellulaire, potentiellement conduisant à une altération fonctionnelle ou la mort de la cellule.
3Carlsen E, Giwercman A, Keiding N, Skakkebaek NE (1992) Evidence for decreasing quality of semen during past 50 years. British Medical Journal, sept 12 ; 305 (6854) : 609-613.
4Giwercman A, Carlsen E, Keiding N, Skakkebaek NE (1993) Evidence for increasing incidence of abnormalities of the human testis : a review. Environ Health Perspect 101 Suppl 2 : 65-71.
5Swan SH, Elkin EP, Fenster L (1997) Have sperm densities declined ? A reanalysis of global trend data. Environ Health Perspect 105 : 1228-1232.
6Swan SF, Elkin EP, Fenster L (2000) The question of declining sperm density revisited : an analysis of 101 studies published 1934-1996. Environ Health Perspect oct ; 108 (10) : 961-6.
7Cicolella A (2005) Alertes santé. Paris, Fayard, ISBN 2-213-61918-2.
8Carlsen E, Giwercman A, Keiding N, Skakkebaek NE (1992) Evidence for decreasing quality of semen during past 50 years. British Medical Journal, sept 12 ; 305 (6854) : 609-613.
9Site Internet <http://www.jfrm.org/programme/prog_paris.php > consulté le 8 septembre 2005.
10Belpomme D (2004) Ces maladies créées par l’Homme. Paris, Albin Michel, ISBN 2-226-14223-1.
11http:/www.rense.com/general54/cellphoneusecanreduce.htm (à noter que le résumé de cette étude ne figure plus sur ni sur le site de l’ESHRE <http://www.eshre.com >, ni dans les archives du journal The Independent <http://news.independent.co.uk >).
12Bastide M, Youbicier-Simo BJ, Lebecq JC, Giaimis J (2001) Toxicologic study of electromagnetic radiation emitted by television and video display screens ans cellular telephones on chickens and mice. Indoor Built Environment 10 : 291-298.